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lesamisdesgdd
Description du blog :
Protection des sites, de l'urbanisme et de l'environnement sur la commune de Sant-Georges-de-Didonne
Catégorie :
Blog Société
Date de création :
12.09.2008
Dernière mise à jour :
17.04.2014

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Réponse de Monsieur le Maire à la lettre adressée à Monsieur GILLY

Réponse de Monsieur le Maire à la lettre adressée à Monsieur GILLY

Publié le 05/05/2009 à 12:00 par lesamisdesgdd
S tint
Georges
de Did:nne
Service Urbanisme BR/FB
Urba 2008/119


Objet: Etat du boisement communal Réf: Votre lettre du 12 novembre 2008


Monsieur le Président,

Par courrier du 12 novembre dernier adressé à M. le Directeur Général des Services, vous attirez I 'attention des élus et des services municipaux sur le contrôle du déboisement et les obligations de plantation qui devraient s'en suivre. Vous indiquez également que la commune n'exercerez pas de pressions sur les constructeurs, laissant « Saint Georges déboisé sans la verdure qui a fait sa renommée si opulente il y a quelques années ».

Vos propos m'ont conduit a demander la réalisation, en interne, d'une étude sur l'évolution du boisement de Saint Georges de Didonne depuis plusieurs décennies. Cette étude m'a été remise et je souhaite vous faire part :
1. D'un comparatif à partir de 3 photos aériennes datant de 1961, 1986 et 2006.
2. D'une analyse, in situe, complétée d'entretiens avec les administrés, concernant les abattages.
1J En observant les photographies aériennes de 1986 et 2006, il est possible d'en déduire plusieurs choses
n La forêt de Suzac pour sa partie protégée en espace remarquable.
Celle-ci n'a pas ou peu souffert de la tempête. La régénération est remarquable. A ce titre, le Conservatoire de l'espace Littoral et des rivages lacustres (CELRL) devra prochainement procéder, parmi les pins, à un dépressage afin de favoriser les feuillus sur certaines parcelles.
• La forêt de Suzac sur ses parties réservées à l'hébergement touristique et autres activités. Sur certaines zones les boisements se sont effectivement clairsemés. C'est d'autant plus frappant qu'un emplacement de camping est aujourd'hui presque toujours occupé par une habitation légère de loisir. Le caractère naturel est donc moins évident. On peut s'en plaindre, mais c'est une réalité que la loi, telle qu'elle est rédigée aujourd'hui, autorise.
• Les quartiers à urbanisation sous boisement de Suzac et Va/Hères.
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les différences de boisements sont loin d'être évidentes. Objectivement, il est impossible d'affirmer, d'après ces photos, que les quartiers de Suzac et du Parc de Vallières sont nettement moins boisés en 2006 qu'ils ne l'étaient en 1986. Il faut néanmoins nuancer ce propos en suggérant que la perception au sol puisse être différente de la perception en vue aérienne. Les vues aériennes permettent, en effet, d'avoir une bonne vision des houppiers supérieurs mais pas du sous-étage arbustif. Il est donc possible que le sous-étage se soit éclairci, mais a été compensé par un développement des houppiers des arbres restants, notamment après la tempête de 1999.
Il faut également noter dans le quartier de Suzac, que l'existence de vastes parcelles boisées , non ou peu mitées par le bâti, participe encore fortement à son caractère préservé.
HÔTEL DE VILLE 1, AVENUE DES TILLEULS, B.P. 80 - 17110 SAINT-GEORGES DE DIDONNE
TÉL. 05 46 05 07 27 - TÉLÉCOPIE : 05 46 05 88 80
e-mail: mairie Qsaintgeorgesdedidonne.com

Constat entre les photographies de 1961 et 2006

Personne ne contestera que l'urbanisation de Saint-Georges de Didonne s'est densifiée au cours des quarante sept dernières années. La commune n'échappe pas à une évolution que l'on peut observer sur le plan national voir international puisque la tendance générale est à une « littoralisation » des sociétés. On peut, là aussi, constater plusieurs choses :

Au sud de /a commune, de part et d'autre de l'avenue du Président Du//in, les anciennes vignes ont laissé place au boisement après les années 60. Suite à l'abandon des vignes les pins maritimes, comme toute essence pionnière, ont colonisé le milieu.

Le quartier de Suzac correspond aujourd'hui à une urbanisation sous boisement. Le peuplement s'est clairsemé mais cela concorde tout simplement avec la naissance du quartier urbain de Suzac en tant que secteur résidentiel, avec l'explosion notamment des résidences secondaires dans les années 70 (là encore une tendance nationale).

Quant au quartier de Va//fières, son peuplement s'est également clairsemé suite à un accroissement des parcelles bâties. Enfin on relèvera bien évidemment l'urbanisation évidente du plateau de Vallières.

Il faut souligner que si, dans certains secteurs, il y a eu un recul du boisement face à l'urbanisation, cela ne correspond pas à une évolution récente (moins de 20 ans), mais plus ancienne soit à une trentaine d'années ou plus. Dans ce domaine, la commune n'est pas très différente des autres communes littorales.
Saint Georges de Didonne reste, malgré tout, une commune boisée même s'il faut prêter attention à l' éclaircissement de quelques parcelles qui porteront atteinte à ce diagnostic. Mais ce qui est perceptible au niveau du sol, et donc de l'administré, l'est beaucoup moins à !'échelle d'une photo aérienne communale.

2J Deux années de suivi en matière d'instruction d'abattage d'arbres,
En matière d'abattage d'arbres dans les secteurs de la commune soumis à l'application de l'article L 123.1.7 du code de l'urbanisme, notamment dans les quartiers de Suzac et de Vallières, il faut aborder la problématique sous 2 angles.
n Les abattages suite à un permis de construire.
n Les abattages courants qui ne font pas suite à permis de construire.

Vous semblez vous inquiéter des autorisations données dans le cadre de permis de construire. Il est vrai que toute nouvelle construction a un impact visuel. Ainsi, même en veillant rigoureusement à la plantation de nouveaux arbres, l'impact visuel d'une nouvelle construction sera nécessairement plus important que les jeunes arbres replantés. Si votre souhait est de ne pas subir ce genre d'impact, il faut geler toute nouvelle construction dans ces quartiers, ce qui, vous en conviendrez est impossible.

J'attire toutefois votre attention sur le fait que le service Environnement instruit près de cinq fois plus de demandes d'abattages en dehors du cadre de l'instruction des permis de construire. Si l'impact visuel est moins évident sur les paysages et plus diffus dans l'espace que suite à une construction autorisée, le nombre d'arbres concerné est néanmoins beaucoup plus conséquent.

Les demandes d'abattages sont dans la majorité des cas justifiées. Nos boisements en milieu urbain sont vieillissants et par conséquent leur état sanitaire se dégrade. Nous avons subi les attaques de scolytes sur les pins et depuis trois ans nous observons une recrudescence des attaques de capricornes sur les chênes. Ce n'est pas une situation anormale. Si nos prédécesseurs nous ont effectivement laissé un paysage boisé, ils ont avant tout créé et laissé un tissu urbain

sous boisement. Cette situation se gère. Un pin qui a trente ans pose rarement de problème de sécurité. Ce n'est pas le cas d'un pin de soixante dix ans, qui en raison de son âge, subi des infections qui le rendent fragile. C'est maintenant que les problèmes de gestion liés à l'arbre en milieu urbain se posent, le peuplement étant homogène en terme de classe d'âge. Le contexte n'est donc plus le même qu'il y a 20 ans.

Aujourd'hui plus que jamais la commune s'attache à la préservation du boisement notamment dans les quartiers de Suzac et de Vallières. Cela passe par une régénération des essences locales. Le fruit de ce travail ne se verra que dans les prochaines décennies. Nous agissons sur le long terme. Nous sommes l'une des rares communes du pays-royannais à mettre en pratique, à la lettre, « le guide paysager du reboisement en pays royannais » de 1999 édité par la Commaunauté d'Agglomération de l'époque et rédigé avec l'aide de spécialistes. Conformément à ce guide, nous travaillons à une régénération et une diversification du boisement.

Si les demandes de propriétaires d'arbres sont souvent justifiées, chaque semaine des personnes se plaignent des feuilles ou aiguilles des arbres de leur voisin qui tombent chez eux. Ce même voisin est souvent effrayé par l'inclinaison prise par l'arbre. Dans ce cas la commune émet un avis négatif.
Il semble qu'un certain nombre de résidents vient habiter aujourd'hui à Vallières et à Suzac avant tout parce que ce sont des quartiers proches de la mer. Ils ne souhaitent malheureusement pas assumer, une fois sur place, la gestion et les risques liés à la présence d'arbres. D'autre part, le syndrome de la tempête de décembre 1999 est bel et bien ancré dans l'esprit des gens. Après chaque coup de vent, l'inquiétude des gens augmente. Il existe donc une réelle peur de l'arbre qu'il faut aussi gérer.

Aussi, et pour conclure, dans un contexte où :
1. La loi « Solidarité et Renouvellement Urbains » encourage la densification du tissu urbain existant afin d'éviter l'étalement urbain,
2. Saint-Georges accueille une population retraitée et urbaine pas toujours disposée à subir et à gérer les « nuisances » relatives à l'arbre,
3. Le vieillissement du boisement en tissu urbain est important,
4. La tempête de 1999 a marqué les esprits,
la conservation du caractère boisé n'est pas aisée même si l'analyse des photos aériennes est positive. Ces quatre derniers points doivent nous pousser à maintenir notre vigilance et nous aider à anticiper l'avenir. Le soutien de toutes les associations locales agréées, comme la vôtre, nous est nécessaire pour atteindre notre objectif commun, préserver et transmettre à nos enfants un patrimoine naturel de qualité.
Monsieur Christian PALLIER
Président de l'association « Les Amis de Saint Georges » BP 40306 — Saint Georges de Didonne

17203 ROYAN CEDEX

Je vous prie de croire, Monsieur le Président,

urance de ma considération distinguée.

Le Maire
Jean Michel RENU

PJ: 3 photographies 1961,1986 et 2006